L’enjeu de la vitesse :
"Time is money and money is business" selon Bill Gates.
Pour rester compétitive, il est important pour les entreprises d’aller vite et donc de réagir rapidement.
Une organisation du travail à l’heure des réseaux :
Les réseaux, tant physiques, que virtuels vs sociaux, architecturent et restructurent à la fois notre mode de travail (disponibilité / réactivité / flexibilité) et notre relation au travail (flux tendus / priorités).
Les technologies d’information et de communication raccourcissent les délais. Les attentes (cadences) vis-à-vis des machines de production sont transposées à l’être humain.
La quête du temps : le raccourcissement :
Le temps est réduit à sa plus courte expression que l’on prononce dès qu’un enfant nous entend : dépêche-toi, vite, nous sommes pressés, tu as 2 secondes, il te faut 5 mn pour faire ça…
Et pourtant nous ne sommes pas des robots. Nous avons aussi besoin de prendre le temps de penser, agir, vivre.
L’ère des gens pressés et stressés :
Les TIC abolissent les frontières physiques et nous rendent constamment joignables. Pour autant nous ne sommes pas tout le temps disponibles. Pourtant "juste 2 mn"… nous voulons tout et tout de suite. "C’est urgent" ! Nous n’acceptons plus d’attendre.
Nous devenons tellement exigeants et impatients, que nous nous hyper-sollicitons tous réciproquement. Et vous êtes stressés ?
Le culte de l’urgence* (merci Charles-Henri) :
Il se traduit également dans le management des collaborateurs de l’entreprise. Les managers ne savent plus bien différencier ce qui est important et ce qui est urgent. Ils font suivre les emails à leurs collaborateurs pour les traiter urgemment. Pourtant, le rôle du manager est bien d’organiser, planifier et anticiper le travail de son service.
Un autre auteur et professeur, Dominic Drillon, invite, en tant que psychanalyste, ses étudiants de l’ESC et des chefs d’entreprise à réfléchir à comment mettre fin à la technique du "management par le stress".
D’ailleurs, j’ai un papier en attente (brouillon) sur le stress… mais je n’ai pas non plus le temps nécessaire à le publier très vite…..
La confusion de l’urgent et de l’important :
Définitions :
- Une action urgente signifie dont on doit s’occuper sans retard.
- Une mission importante a beaucoup d’intérêt, de grandes conséquences, gravité, portée. Elle a le sens d’essentiel.
Si je dois formuler un voeu pour 2010 : c’est prenez le temps d’y réfléchir. Nous sommes tous des acteurs dans un écosystème. Tous nos actes retentissent sur la vie de nos interlocuteurs. C’est vrai dans la vie professionnelle comme dans la vie privée, même quand vous allez faire vos courses…
Le stress et l’addiction (dépendance) : (ajout)
Le fil à la patte (notre téléphone portable avec connexion web, en plus… ) nous permet d’être constamment joignables et réactifs, toujours prêts à communiquer. Vous êtes toujours disponibles ? Comment vivez-vous ce lien invisible qui vous relie à l’entreprise ? Certains, me répondez-vous, très bien, vous savez le gérer et vous êtes aussi rémunérés pour cela (niveau de responsabilité, réactivité décisionnelle). D’autres, comme des managers canadiens, qui ont une longueur d’avance en terme de pratique "Blackberry" (10 ans), participent à des séminaires de "désintoxication" pour réapprendre à vivre mieux, avec ou sans leurs appareils téléphoniques : car ils sont stressés, et dépendants (addiction).
Ce qui est difficile, c’est de se "débrancher". C’est un avantage et un inconvénient quand on est chef d’entreprise et ou profession libérale.
Isabella Tater
Reproduction autorisée sous réserve de mentionner l’auteure de l’article. Merci de votre coopération.
* selon l’expression de Charles-Henri Besseyre des Horts, auteur de L’entreprise mobile, Professeur HEC.
Publié par managepeopleonline