La gestion du temps : le culte de l’urgence*

30 décembre 2009

L’enjeu de la vitesse :

"Time is money and money is business" selon Bill Gates.

Pour rester compétitive, il est important pour les entreprises d’aller vite et donc de réagir rapidement.

Une organisation du travail à l’heure des réseaux :

Les réseaux, tant physiques, que virtuels vs sociaux, architecturent et restructurent à la fois notre mode de travail (disponibilité / réactivité / flexibilité) et notre relation au travail (flux tendus / priorités).

Les technologies d’information et de communication raccourcissent les délais. Les attentes (cadences) vis-à-vis des machines de production sont transposées à l’être humain.

La quête du temps : le raccourcissement :

Le temps est réduit à sa plus courte expression que l’on prononce dès qu’un enfant nous entend : dépêche-toi, vite, nous sommes pressés, tu as 2 secondes, il te faut 5 mn pour faire ça…

Et pourtant nous ne sommes pas des robots. Nous avons aussi besoin de prendre le temps de penser, agir, vivre.

L’ère des gens pressés et stressés :

Les TIC abolissent les frontières physiques et nous rendent constamment joignables. Pour autant nous ne sommes pas tout le temps disponibles. Pourtant "juste 2 mn"… nous voulons tout et tout de suite. "C’est urgent" ! Nous n’acceptons plus d’attendre.

Nous devenons tellement exigeants et impatients, que nous nous hyper-sollicitons tous réciproquement. Et vous êtes stressés ?

Le culte de l’urgence* (merci Charles-Henri) :

Il se traduit également dans le management des collaborateurs de l’entreprise. Les managers ne savent plus bien différencier ce qui est important et ce qui est urgent. Ils font suivre les emails à leurs collaborateurs pour les traiter urgemment. Pourtant, le rôle du manager est bien d’organiser, planifier et anticiper le travail de son service.

Un autre auteur et professeur, Dominic Drillon, invite, en tant que psychanalyste, ses étudiants de l’ESC et des chefs d’entreprise à réfléchir à comment mettre fin à la technique du "management par le stress".

D’ailleurs, j’ai un papier en attente (brouillon) sur le stress… mais je n’ai pas non plus le temps nécessaire à le publier très vite…..

La confusion de l’urgent et de l’important :

Définitions :

  • Une action urgente signifie dont on doit s’occuper sans retard.
  • Une mission importante a beaucoup d’intérêt, de grandes conséquences, gravité, portée. Elle a le sens d’essentiel.

Si je dois formuler un voeu pour 2010 : c’est prenez le temps d’y réfléchir. Nous sommes tous des acteurs dans un écosystème. Tous nos actes retentissent sur la vie de nos interlocuteurs. C’est vrai dans la vie professionnelle comme dans la vie privée, même quand vous allez faire vos courses…

Le stress et l’addiction (dépendance) : (ajout)

Le fil à la patte (notre téléphone portable avec connexion web, en plus… ) nous permet d’être constamment joignables et réactifs, toujours prêts à communiquer. Vous êtes toujours disponibles ? Comment vivez-vous ce lien invisible qui vous relie à l’entreprise ? Certains, me répondez-vous, très bien, vous savez le gérer et vous êtes aussi rémunérés pour cela (niveau de responsabilité, réactivité décisionnelle). D’autres, comme des managers canadiens, qui ont une longueur d’avance en terme de pratique "Blackberry" (10 ans), participent à des séminaires de "désintoxication" pour réapprendre à vivre mieux, avec ou sans leurs appareils téléphoniques : car ils sont stressés, et dépendants (addiction).

Ce qui est difficile, c’est de se "débrancher". C’est un avantage et un inconvénient quand on est chef d’entreprise et ou profession libérale.

Isabella Tater

Reproduction autorisée sous réserve de mentionner l’auteure de l’article. Merci de votre coopération.

* selon l’expression de Charles-Henri Besseyre des Horts, auteur de L’entreprise mobile, Professeur HEC.


Le travail virtuel

8 juin 2009

En tant qu’ancienne collaboratrice de Dassault Systèmes, leader mondial du PLM, Product Lifecycle Management, éditeur de solutions logicielles en 3D d’industrialisation et de virtualisation telles que CATIA, SOLIDWORKS, je reste ambassadrice des technologies d’innovation virtuelle qui simulent, imaginent, créent notre futur et construisent notre réel. Dans ce contexte, et dans mon domaine de la gestion des ressources humaines, j’ai collaboré à distance avec mes collègues du monde entier.

Du travail collaboratif en webconf ou tout simplement par email, j’ai été et je continue d’être une « virtual worker ». Les outils collaboratifs nous permettent de travailler en réseau (network), sans frontière, avec des équipes aux compétences multiples, sur différents projets, de n’importe où et à tout moment. Ils permettent de travailler 24h sur 24 aux différents coins de la planète.

Du travail virtualisé au e-management :

La virtualisation des méthodes de travail conduit au reengineering, à l’audit,  l’analyse en terme de valeur-ajoutée, l’organisation, l’industrialisation,  la numérisation, l’automatisation,  la fiabilisation, la traçabilité et la qualité des processus. L’organisation et les possibilités offertes par les technologies s’influencent réciproquement. Elles édictent des sauts de performance à intégrer dans notre conceptualisation du travail. Nous virtualisons ainsi nos processus de travail. Cette réorganisation entraîne une évolution inéluctable de nos métiers et de nos compétences : notre employabilité, notre adaptabilité, notre performance, notre survie économique, voire même écologique-durable.

L’organisation du travail en ressort bouleversée et optimisée. Elle est numérique, flexible. Le travail est mobile, nomadisé et multiculturel – globalisé / mondialisé, interconnecté et interchangeable.

Du sens des priorités dans la gestion de l’afflux des informations, en passant par le management d’équipes à distance, l’electronic-manager collabore avec des équipes virtuelles : les e-collaborateurs. Ils accèdent à des bureaux virtuels – leur intranet par exemple, peuvent animer des réunions virtualisées, se former en e-learning, recruter virtuellement (sous réserve de la suite du processus) : une panoplie de rôles dignes de jouer dans SecondLife.

Mais c’est encore nous, derrière notre écran, qui pensons, dictons les règles, les programmes, qui réalisons notre travail.  Nous collaborons à notre réalité professionnelle en la rendant agile, compétitive.

Les workers 2.0 : des  consommacteurs à l’addiction :

Il et Elle ont en commun le « chromosome Y » de la génération Y. La consommation effrénée  professionnelle se prolonge en dehors de la vie de bureau et s’inspirent réciproquement.

Ils surfent, blogguent, tchattent, partagent leurs photos, vidéos, humeurs. Ils « flickent », « twittent » leurs amis, ils « Smil’ent », ils communiquent plus que jamais dans ce monde de relations à distance où tout le monde peut tout savoir sur tout le monde.

Ils vivent à l’heure du web 2.0 : individualistes, isolés derrière leur nouvel appendice numérique -ordinateur ou téléphone – et connectés en permanence à des communautés virtuelles.

Ils, vous, nous… utilisons les outils collaboratifs à distance.

Alors quel écart entre le virtuel qui s’immisce dans notre réel et celui qui le devient ?

Pause virtuelle : (ajout)

Si vous voulez vous distraire et vous familiariser avec le monde de l’informatique traduit et illustré par le monde RH, je vous invite à blogguer sur le site de : http://anitaetbeatrix.com/

Retour au monde réel, merci.

Article d’Isabella TATER – autorisation de reproduction de l’article sous réserve de mentionner l’auteure de l’article, merci.


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