En tant qu’ancienne collaboratrice de Dassault Systèmes, leader mondial du PLM, Product Lifecycle Management, éditeur de solutions logicielles en 3D d’industrialisation et de virtualisation telles que CATIA, SOLIDWORKS, je reste ambassadrice des technologies d’innovation virtuelle qui simulent, imaginent, créent notre futur et construisent notre réel. Dans ce contexte, et dans mon domaine de la gestion des ressources humaines, j’ai collaboré à distance avec mes collègues du monde entier.
Du travail collaboratif en webconf ou tout simplement par email, j’ai été et je continue d’être une « virtual worker ». Les outils collaboratifs nous permettent de travailler en réseau (network), sans frontière, avec des équipes aux compétences multiples, sur différents projets, de n’importe où et à tout moment. Ils permettent de travailler 24h sur 24 aux différents coins de la planète.
Du travail virtualisé au e-management :
La virtualisation des méthodes de travail conduit au reengineering, à l’audit, l’analyse en terme de valeur-ajoutée, l’organisation, l’industrialisation, la numérisation, l’automatisation, la fiabilisation, la traçabilité et la qualité des processus. L’organisation et les possibilités offertes par les technologies s’influencent réciproquement. Elles édictent des sauts de performance à intégrer dans notre conceptualisation du travail. Nous virtualisons ainsi nos processus de travail. Cette réorganisation entraîne une évolution inéluctable de nos métiers et de nos compétences : notre employabilité, notre adaptabilité, notre performance, notre survie économique, voire même écologique-durable.
L’organisation du travail en ressort bouleversée et optimisée. Elle est numérique, flexible. Le travail est mobile, nomadisé et multiculturel – globalisé / mondialisé, interconnecté et interchangeable.
Du sens des priorités dans la gestion de l’afflux des informations, en passant par le management d’équipes à distance, l’electronic-manager collabore avec des équipes virtuelles : les e-collaborateurs. Ils accèdent à des bureaux virtuels – leur intranet par exemple, peuvent animer des réunions virtualisées, se former en e-learning, recruter virtuellement (sous réserve de la suite du processus) : une panoplie de rôles dignes de jouer dans SecondLife.
Mais c’est encore nous, derrière notre écran, qui pensons, dictons les règles, les programmes, qui réalisons notre travail. Nous collaborons à notre réalité professionnelle en la rendant agile, compétitive.
Les workers 2.0 : des consommacteurs à l’addiction :
Il et Elle ont en commun le « chromosome Y » de la génération Y. La consommation effrénée professionnelle se prolonge en dehors de la vie de bureau et s’inspirent réciproquement.
Ils surfent, blogguent, tchattent, partagent leurs photos, vidéos, humeurs. Ils « flickent », « twittent » leurs amis, ils « Smil’ent », ils communiquent plus que jamais dans ce monde de relations à distance où tout le monde peut tout savoir sur tout le monde.
Ils vivent à l’heure du web 2.0 : individualistes, isolés derrière leur nouvel appendice numérique -ordinateur ou téléphone – et connectés en permanence à des communautés virtuelles.
Ils, vous, nous… utilisons les outils collaboratifs à distance.
Alors quel écart entre le virtuel qui s’immisce dans notre réel et celui qui le devient ?
Pause virtuelle : (ajout)
Si vous voulez vous distraire et vous familiariser avec le monde de l’informatique traduit et illustré par le monde RH, je vous invite à blogguer sur le site de : http://anitaetbeatrix.com/
Retour au monde réel, merci.
Article d’Isabella TATER – autorisation de reproduction de l’article sous réserve de mentionner l’auteure de l’article, merci.
Publié par managepeopleonline