Bonjour,
J’ai lu récemment un article tout à fait intéressant et rassurant, publié dans Psychologies magazine (n°291 – décembre 2009). Le sujet commenté reste dans le cadre de nos réflexions sur ce blog.
Ce qui nous rend heureux, c’est… aimer notre travail. Ce qui le fait dire :
58% (*) des Français occupant un emploi n’aimeraient pas en changer. Ce qui est rassurant pour les employeurs, et a contrario, ne l’est pas s’ils prônent le changement dans tous ses états. Le changement est une composante inéluctable, perpétuel, qui répond à des enjeux de survie, à la fois de l’entreprise, mais aussi de l’employé, en faisant évoluer ses compétences, et donc son employabilité, pour rester compétitif lui aussi sur le marché du travail.
Pour lire tous les résultats de l’enquête : http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/BIB-notre-bonheur-interieur-brut/Les-raisons-de-notre-bonheur/7Les-details-du-sondage
Inspirée également par mes propres croyances et expériences en la matière, nous devons donc nous intéresser au rôle des émotions au travail.
Motivation individuelle :
Ressentir et vivre des émotions – positives – constructives, idéalement – dans le cadre de nos activités professionnelles nous stimule à nous investir, nous impliquer davantage et réussir à mener à bien nos projets, voire imaginer et construire le futur. C’est un élément fort en termes de motivation individuelle. D’où nos fameuses attentes de recruteur : qu’est-ce qui vous motive à venir travailler avec nous ? Conseil de recruteuse aux candidat(e)s : être motivé(e) : nous le dire et nous le montrer (présentation, attitude, enthousiasme, force de persuasion).
Cela n’empêche pas de "dépassionner" et rationaliser le travail en adoptant une posture "adulte" (cf analyse transactionnelle – E. Berne). Il convient de trouver un équilibre entre qui nous sommes, et notre rôle dans l’organisation.
Décideurs et entreprise socialement responsables :
Décider, en écoutant notre part émotionnelle, place l’humain, au coeur de l’entreprise. C’est un élément à intégrer en termes de management d’équipe et d’entreprise, qui correspond notamment à nos attentes de la génération Y (jeunes nés après 1978). Pour développer ses compétences, vivez des expériences qui développent votre "côté dit féminin".
Souvent, les personnes "jouent un rôle" très différent dans la sphère professionnelle et la sphère privée. Etes-vous schizophrène à ce point ? Comment vous y retrouvez-vous ?
En développant nos sensibilités, nous tendrons à un concept – modèle de gouvernance d’entreprise plus éthique, socialement responsable, et plus profondément humaine.
Les émotions stimulent également l’apprentissage organisationnel, et favorisent l’évolution des entreprises. Des auteurs, telle que
Delphine Van Hoorebeke, travaillent sur le rôle de la contagion émotionnelle dans l’acceptation du changement organisationnel.
Vu que l’age de la retraite s’allonge, autant prendre le pied au travail.